
Un trouble sous-diagnostiqué
L’apnée obstructive du sommeil (AOS) touche 5 à 7% des adultes — mais plus de 80% des cas ne sont pas diagnostiqués. Vous cessez de respirer pendant 10 à 30 secondes, parfois des centaines de fois par nuit, sans en avoir conscience. Chaque arrêt provoque un micro-réveil qui fragmente votre sommeil.
Les signes qui doivent alerter
Ronflements forts et irréguliers, pauses respiratoires observées par le partenaire, réveils en sursaut avec sensation d’étouffement, somnolence diurne excessive, maux de tête au réveil, irritabilité, difficultés de concentration, besoin fréquent d’uriner la nuit.
Facteurs de risque
Surpoids (facteur principal), tour de cou supérieur à 43 cm (hommes) ou 38 cm (femmes), âge supérieur à 50 ans, antécédents familiaux, tabagisme, consommation d’alcool le soir.
Que faire ?
Consultez votre médecin pour une orientation vers un spécialiste du sommeil. Un enregistrement polysomnographique confirme le diagnostic et mesure la sévérité.
En attendant : dormez sur le côté (un oreiller ergonomique aide à maintenir la position), évitez l’alcool le soir, et perdez du poids si nécessaire.
Les traitements
Le traitement de référence est la PPC (pression positive continue) — un appareil qui maintient les voies aériennes ouvertes. D’autres options existent : orthèse d’avancée mandibulaire, chirurgie, ou positionnement. Ne cherchez pas à traiter l’apnée seul — c’est un trouble sérieux qui nécessite un suivi médical.
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